Fabien Sauleman nous dit tout sur la création de Poulehouse

  • Le dernier DigitalFoodClub a pointé ses projecteurs sur quatre startups : Poulehouse, FAR, C’est frais et La grande dinette. On a eu l’occasion d’interviewer son fondateur, Fabien. Il nous raconte l’histoire de Poulehouse et son ambition pour cette aventure autour des œufs.

Quelle est l’idée ?

L’idée de Poulehouse c’est qu’il n’est pas nécessaire de tuer des poules pour produire des œufs.
Tout le monde ne le sait pas mais les poules sont systématiquement tuées après 18 mois quelque soit le mode d’élevage

Nous proposons donc au consommateur pour la première fois d’acheter un œuf pondu par une poule qui ne sera pas tuée.

Nous travaillons avec des éleveurs Bio qui s’engagent à ne pas envoyer leur poules à l’abattoir mais, à la place, de les envoyer dans notre refuge.

A qui s’adresse votre produit ? A quel besoin répond il ?

A toute personne sensible à la cause animale qui voudrait faire changer les choses par sa consommation.
La typologie c’est plutôt les citadins (plus de 200000 habitants), assez féminin, toutes classes d’âge et CSP, beaucoup de végétariens.

Où en est Poulehouse ?

Nous avons crée la société en février et avons immédiatement bénéficié d’une forte visibilité sur les réseaux sociaux.

Nous avons démarré avec une collecte réussie de 25000  euros sur KissLissBankBank entre février et avril, ce qui a confirmé l’intérêt du public pour notre approche.
Depuis mai, nous réalisons des tests dans différents magasins bio à Paris pour valider l’intérêt du produit en rayon.

Quelles sont les prochaines étapes ?

En septembre nous commencerons à commercialiser le produit au niveau national et reprendrons une communication sur le projet. Plus tard nous chercherons à nous refinancer pour accélérer.

Quel est le business model du produit ?

Très simple, nous achetons des œufs à des éleveurs bio qui ont signé notre charte, nous les revendons dans différents circuits de distribution, et nous conservons une partie du chiffre d’affaires pour financer le fonctionnement du refuge.

Quel est ton parcours ?

J’ai un parcours dans l’innovation (fintech) dans de grands groupes (Generali, Europ assistance, Société générale…). Depuis 2011 je suis dans l’entrepreneuriat avec le lancement de la startup Youboox que j’ai lancé avec mes associés, sur le sujet du livre numérique

As tu un ou des associé(s) ? Comment vous êtes vous rencontrés ?

Oui Sebastien Neusch, avec un parcours de directeur artistique et d’entrepreneur et Elodie Pellegrain ingenieur agro.

Avec Sebastien on s’est rencontré en octobre quand je commençais à réfléchir sérieusement au projet. Il avait lui même pensé à un projet autour des œufs et on a tout de suite décidé de travailler ensemble
Élodie a pris contact avec nous sur notre page Facebook en Janvier et on lui a tout de suite proposé de s’occuper de la ferme !

Pourquoi ce projet ? Pourquoi avoir lancé un produit dans la food ?

Parce ce que ça n’existait pas !
J’ai découvert tardivement la façon dont sont produits les œufs et je trouvais étrange qu’il n’existe aucune solution pour acheter des œufs sans souffrance animale.

Pourquoi, selon toi, la foodtech est un marché à investir ?

Nous sommes à un moment où les enjeux globaux et locaux se rencontrent. Il faut repenser notre rapport à l’alimentation et à la planète pour aborder l’avenir autrement
Il reste beaucoup de choses à faire.

As tu un conseil à donner à un futur entrepreneur foodtech ?

Imaginer avec un œil neuf, tester, lancer…

Si tu devais décrire ton produit en 3 mots clés, ça serait…

#souffranceanimale #ethique #consommacteur

Merci Fabien. Sauvez les jeunes poules, mangez des œufs Poulehouse 🙂

fondateurs poulehouse

Interview de la start-up FAR
Revue de presse FoodTech - juin 2017

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