Rencontre avec Idriss Roumili, cofondateur de C’est frais

Après Poulehouse, place à C’est frais pour l’interview fondateur du mois. Idriss nous présente son concept de livraison de produits frais et de bouche fournis par les petits commerçants à Paris, le tout en vélo

Quelle est l’idée ?

C’est Frais est une marketplace food de livraison des produits frais des petits commerçants de proximités : bouchers, fromagers, primeurs, poissonniers, épiceries fines, traiteurs, cavistes…

L’internaute fait ses courses chez les commerçants près de lui et le livreur s’occupe de faire la tournée à vélo. Il est possible de se faire livrer dans 2h ou de programmer sa livraison en journée ou le soir jusqu’à 20h30.

A qui s’adresse votre service ? A quel besoin répond il ?

Le service s’adresse aux personnes qui n’ont pas le temps ou la possibilité de faire leurs courses chez les différents petits commerces de proximité. Cela va de la jeune famille active jusqu’aux personnes à mobilité réduite.

Où en est le projet ?

Le projet a été lancé en septembre 2016. Nous avons commencé à livrer uniquement le 11e et 20e arrondissement pour valider notre concept. Nous livrons quasiment tout Paris aujourd’hui. L’objectif est de livrer ces arrondissements restant : 14e, 15e, 16e et 17e avant fin 2017.

Quelles sont les prochaines étapes ?

Développer notre nouveau portail plus élaboré. Nous avons lancé une première version simplifiée sur le marché afin de récupérer un maximum de retour clients et de développer uniquement les fonctionnalités nécessaires.

Quel est le business model ?

Commission sur les ventes + frais de livraison

As tu un ou des associé(s) ? Comment vous êtes vous rencontrés ?

Nous sommes 4 : Kevin, Nicolas, Wilfried et moi même.
4 cofondateurs amis d’enfance, nous avons grandi dans un quartier en banlieue parisienne où un hypermarché a fait fermer les petits commerces de quartier.

Nous avons chacun eu un parcours différent qui nous permet d’être aujourd’hui complémentaires dans l’aventure. Kevin est sur le pôle technique grâce à son background dans la technologie et service de l’information chez Capgemini. Nicolas est sur la partie commerciale grâce à son expérience en tant que Responsable commercial Sales Force dans une SSII. Wilfried sur le pôle financier grâce à son expérience en tant contrôleur de gestion (rétrocession et commissions partenaires) chez La Française. Je suis sur le pôle marketing, avant responsable des audiences et du SEO chez le groupe média Condé Nast.

Pourquoi C’est frais ? Pourquoi avoir lancé un service dans la food ?

Nous avons grandi dans un quartier en banlieue parisienne où un hypermarché a fait fermer les petits commerces de quartier. De plus, la food est pour nous un secteur où les possibilités sont infinies. Il y a des centaines de business model à imaginer et pour nous celui-ci était évident à mettre en place.

Pourquoi, selon toi, la foodtech est un marché à investir ?

Tout dépend du sous-secteur. Certaines personnes frileuses citeront Take Eat Easy, mais le marché de la livraison de plats préparés et aujourd’hui trop concurrentiel. Tandis que la livraison de courses est un jeune marché intéressant en pleine expansion et concret, qui se base sur le besoin primaire de chacun. Aujourd’hui les cartes ont été rebattues, le consommateur a pris conscience qu’il fallait mieux consommer. Tout est à refaire.

As tu un conseil à donner à un futur entrepreneur foodtech ?

Challengez votre idée auprès de personnes qui ne sont pas de votre entourage et ne pas se décourager.

Si tu devais décrire C’est frais en quelques mots clés, ça serait…

#livraison #proximité #foodtech #startup #courses

Merci pour ton temps Idriss.
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1 Commentaire

  1. C’est bien frais tout ça !
    Bravo à Idriss et à toute l’équipe! vous avez fait du chemin depuis que l’on s’est connu. Tenez bon, ça roule ! A quand le Tour de France avec « C’est frais » ? Ce sont les petits mais talentueux commerçants qui seraient contents, non ?

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